Église Christ le Rocher
Lieu : 15 Cary St, Brockton
Date : 30 novembre 2025
Messager : Révérend pasteur Salvane Pantaléon
Texte : 1 Samuel 10, versets 6 à 9
Sujet : La nécessité d’avoir un nouveau cœur
1Sa 10:6 L’esprit de l’Éternel te saisira, tu prophétiseras avec eux, et tu seras changé en un autre homme.
7 Lorsque ces signes auront eu pour toi leur accomplissement, fais ce que tu trouveras à faire, car Dieu est avec toi.
8 Puis tu descendras avant moi à Guilgal; et voici, je descendrai vers toi, pour offrir des holocaustes et des sacrifices d’actions de grâces. Tu attendras sept jours, jusqu’à ce que j’arrive auprès de toi et que je te dise ce que tu dois faire.
9 ¶ Dès que Saül eut tourné le dos pour se séparer de Samuel, Dieu lui donna un autre cœur, et tous ces signes s’accomplirent le même jour.
Introduction : le vrai problème, c’est le cœur
- La Bible enseigne que le centre de la vie humaine, ce n’est pas d’abord l’argent, la santé, la famille ou les circonstances, c’est le cœur.
- On peut avoir, selon l’Écriture, un cœur endurci, un cœur égaré, un cœur mauvais et incrédule, comme le rappellent les avertissements de l’épître aux Hébreux.
- Un cœur endurci refuse d’écouter Dieu, un cœur égaré se perd dans ses propres voies, un cœur mauvais et incrédule se détourne du Dieu vivant même lorsqu’il connaît la vérité et fréquente les choses de Dieu.
- Un mauvais cœur, c’est un problème réel, profond, mais ce n’est pas un problème que l’être humain peut résoudre tout seul.
- On peut changer de pays, de travail, d’église, de conjoint, de style vestimentaire ; si le cœur ne change pas, les mêmes péchés, les mêmes réactions, les mêmes blessures reviennent.
- Seul Dieu peut enlever ce cœur malade et en donner un nouveau pour le servir.
- C’est pourquoi personne ne peut réellement servir l’Éternel si Dieu n’a pas d’abord changé sa vie en lui donnant un autre cœur.
- On peut chanter, prêcher, diriger, donner des offrandes, pourtant, si le cœur n’est pas renouvelé, tout reste fragile, mélange de chair et de religion.
- Tous les grands drames de ce monde prennent racine dans le mauvais cœur : jalousie, haine, orgueil, cupidité, mépris, violence.
- Pour être un bon dirigeant selon Dieu, pour être un vrai serviteur, il ne suffit pas d’être intelligent, éloquent ou courageux.
- Il faut recevoir de Dieu un cœur nouveau. C’est ce que nous montre l’histoire de Saül et de David.
I – Dieu utilisa à nouveau son prophète Samuel
- Lorsque Dieu choisit le premier roi d’Israël, Saül, il ne se contente pas de lui mettre une couronne sur la tête.
- Il commence par toucher son cœur. L’Écriture déclare que Dieu lui donna un autre cœur, et que l’Esprit de l’Éternel vint sur lui au point qu’il se mit à prophétiser.
- Dieu équipe toujours ceux qu’il appelle. Il ne demande pas à un homme de le servir avec un cœur brut, non transformé.
- Pourtant, Saül n’a pas bien géré ce cadeau.
- Au lieu de garder un cœur humble, obéissant, reconnaissant, il a choisi ses propres voies.
- Il a pris des décisions indépendantes de la parole de Dieu, il a préféré la pression du peuple à l’obéissance, il a voulu sauver les apparences plutôt que de reconnaître pleinement sa faute.
- Résultat : Dieu l’a rejeté comme roi et a préparé un autre homme pour le remplacer, quelqu’un de meilleur que lui, quelqu’un selon son cœur.
- Pour exécuter ce projet, Dieu ne passe pas par les sondages, les stratégies politiques ou les jeux d’alliances humaines.
- Il utilise à nouveau son prophète Samuel.
- Il lui dit d’aller chez Isaïe, à Bethléem, pour oindre l’un de ses fils comme roi, secrètement, à la place de Saül.
Raisonnement biblique et application :
- Quand Dieu veut changer une saison dans la vie de son peuple, il commence par parler.
- Il envoie une parole claire par un serviteur qu’il a déjà formé. Samuel représente la voix de Dieu, la continuité de la révélation.
- Cela signifie que quand Dieu veut traiter le mauvais cœur dans une famille, dans une Église ou dans une vie personnelle,
- il commence souvent par confronter, par éclairer, par envoyer une parole qui dérange.
Exemple concret :
- Dans une assemblée, un responsable de ministère commence à se comporter comme Saül.
- Il contrôle tout, il ne supporte plus la contradiction, il devient jaloux des autres dons.
- Dieu peut utiliser un « Samuel » moderne, peut être un frère ou une sœur simple, mais fidèle à la Parole, pour dire calmement :
- « Ce que tu fais n’est pas dans la ligne de l’Écriture, il faut revenir à l’obéissance.»
- Si ce responsable refuse, Dieu peut lever un « David » discret dans l’assemblée, quelqu’un qui sert dans l’ombre, mais dont le cœur est droit.
II – La cérémonie ne peut pas se réaliser sans la présence du choisi de Dieu
- Isaï présente devant Samuel ses fils les plus impressionnants.
- Les grands frères de David, Éliab, Abinadab et Shamma, semblent parfaitement qualifiés : ils ont l’expérience militaire, la stature, la visibilité.
- Mais Dieu ne les choisit pas.
- L’Éternel rappelle à Samuel que l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, tandis que Dieu regarde au cœur.
- Isaï finit par reconnaître qu’il reste encore le plus jeune, David, occupé à faire paître le bétail.
- Autrement dit, celui que la famille n’avait même pas jugé utile de faire venir.
- Samuel déclare alors que la cérémonie ne peut pas continuer sans lui.
- Ils ne s’assiéront pas à table avant que le choisi de Dieu ne soit présent.
- Lorsque David arrive, Dieu dit à Samuel : « Lève-toi, oins-le, car c’est lui. »
Raisonnement biblique : Dieu ne valide pas les plans où son choix n’est pas au centre.
- La cérémonie symbolise nos projets, nos organisations, nos programmes.
- On peut tout préparer, tout organiser, tout structurer ; si le choisi de Dieu n’est pas là, si la personne ou la position que Dieu a désignée n’est pas à la bonne place, Dieu suspend la cérémonie.
- Il refuse de signer ce que nous montons sans sa direction.
Exemples très concrets :
- Une Église peut préparer une grande activité, avec publicité, décoration, musiciens, prédicateurs invités.
- Si l’orgueil, la compétition et l’esprit de façade dominent, Dieu peut dire en silence :
- « La cérémonie ne se fera pas devant moi. Le cœur que j’ai choisi n’est même pas invité. »
- Une personne peut préparer son mariage, son projet d’entreprise, son ministère, uniquement sur des critères humains : beauté, diplômes, argent, influence.
- Dieu peut dire : « Celui ou celle que j’ai choisi pour toi n’est même pas assis à cette table.
- Tu as oublié mon David. » Tant que le choix de Dieu n’entre pas dans la scène, il manque l’essentiel.
- Cette section nous appelle à une question simple et profonde : est ce que nous laissons vraiment Dieu amener à la table ce qu’il a choisi,
- Ou bien remplissons nous la scène avec nos propres Éliab et nos propres Abinadab, c’est à dire nos préférences, nos calculs, nos égaux, nos amis ?
III – Ce qu’on a besoin de plus pour travailler pour l’Éternel
Le texte souligne deux éléments essentiels.
- L’Esprit de l’Éternel saisit David.
- Lorsque Samuel oint David, l’Esprit de l’Éternel vient sur lui à partir de ce jour là.
- Le secret du service de David ne se trouve pas dans sa jeunesse, ni dans son courage naturel, ni même dans ses talents de musicien ou de guerrier.
- Le secret, c’est la présence active de l’Esprit de Dieu sur sa vie.
- David est un homme selon le cœur de Dieu.
- Dieu déclare qu’il s’est choisi un homme selon son cœur pour remplacer Saül.
- Un homme selon le cœur de Dieu ne signifie pas un homme parfait, mais un homme qui se laisse corriger,
- qui revient, qui se repent profondément, qui accepte d’être brisé plutôt que de s’endurcir.
Raisonnement biblique approfondi :
- Pour travailler pour l’Éternel, il faut plus qu’une bonne volonté ou une bonne théologie.
- Il faut un cœur renouvelé et la présence du Saint Esprit.
- C’est ce que Jésus explique à Nicodème : « Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. »
- Sans nouvelle naissance, pas de vrai service. On peut être religieux, mais pas utile au plan de Dieu.
Exemples concrets :
- Un chrétien peut être engagé dans plusieurs activités d’Église : chorale, évangélisation, accueil, école du dimanche.
- Pourtant, s’il nourrit en secret une rancœur tenace, une jalousie, un péché caché, il travaille beaucoup, mais il ne travaille pas « avec un cœur selon Dieu ».
- Une personne peut avoir reçu un appel authentique pour prêcher, enseigner, conduire la louange, mais si elle ne vit pas dans la dépendance du Saint Esprit, elle finit par fonctionner sur l’habitude, la technique, le talent naturel.
- Les gens peuvent être impressionnés, cependant Dieu ne trouve pas ce qu’il cherche : un cœur qui l’aime plus que le succès du ministère.
- Travailler pour l’Éternel signifie donc cultiver chaque jour une relation d’intimité avec Dieu, laisser sa Parole nous juger, accepter que l’Esprit nous reprenne,
- renoncer à ce qui salit le cœur, et demander régulièrement : « Seigneur, montre-moi ce qu’il y a encore en moi qui ne te plaît pas. »
IV – Ce que nous devons savoir : Dieu dirige les événements et utilise même Goliath
- Le récit souligne ensuite la manière dont Dieu dirige les circonstances pour amener David au palais.
- Saül est tourmenté par un mauvais esprit.
- Ses serviteurs comprennent qu’il a besoin de musique pour apaiser son trouble intérieur.
- Ils cherchent un musicien, et le seul qui correspond au profil, c’est David, le jeune berger oint par Samuel.
- Ainsi, David entre dans le palais non par intrigue, ni par force, mais parce que Dieu utilise même la souffrance de Saül pour ouvrir une porte à celui qu’il a choisi.
- Dieu dirige les événements, parfois de manière surprenante, pour placer ses serviteurs à l’endroit exact où il veut les utiliser.
- Puis vient le temps de Goliath. Le géant insulte l’armée d’Israël, provoque la peur générale, bloque tout le peuple.
- Pour beaucoup, Goliath représente un blocage, une menace, une catastrophe.
- Pour Dieu, Goliath représente une scène, un podium, une occasion de manifester ce qu’il a déposé dans le cœur de David.
- David glorifie Dieu avant même d’affronter Goliath.
- Il affirme que l’Éternel le délivrera comme il l’a délivré du lion et de l’ours.
- Il ne se vante pas de sa fronde, il ne montre pas ses muscles, il ne se présente pas comme un héros, il se présente comme un serviteur confiant dans son Dieu.
Exemples concrets de Goliath dans nos vies :
- Une maladie grave qui tombe sans prévenir.
- Une situation administrative ou judiciaire impossible, un dossier bloqué, une menace de renvoi, une injustice professionnelle.
- Une crise familiale profonde : divorce, enfant perdu, tension violente.
- Une situation financière écrasante, dettes, chômage, manque de ressources.
- Pour les yeux humains, ces choses semblent seulement destructrices.
- Pour un cœur nouveau, ces mêmes situations peuvent devenir des Goliath que Dieu utilise pour nous faire grandir, pour nous apprendre à lui faire confiance, pour nous donner un témoignage que nous n’aurions jamais eu sans cette épreuve.
- Pas de promotion pour les enfants de Dieu sans Goliath.
- Cela ne signifie pas que nous devons aimer la souffrance, mais que Dieu ne nous élève pas sur des promesses théoriques ;
- il nous fait passer par des combats réels pour que notre foi soit éprouvée, purifiée, rendue solide.
V – Les résultats de l’exploit de David
- Après la victoire, les femmes sortent de toutes les villes d’Israël au-devant du roi, en chantant et en dansant.
- Elles disent : « Saül a frappé ses mille, et David ses dix mille. »
- La popularité de David explose, son nom devient célèbre, il entre définitivement dans l’histoire du peuple.
- Pourtant, il ne faut pas oublier que, avant cette gloire publique, David avait déjà tué le lion et l’ours dans le secret, sans applaudissements, sans chant, sans lumière.
- Dieu avait vu ces combats cachés.
- Les hommes ne savent pas toujours ce que vous avez vaincu dans le secret, mais Dieu le sait et il s’en sert.
Les conséquences concrètes de l’exploit de David :
- Dès ce jour, David habite dans le palais.
- Il devient chef de l’armée, alors que ses frères étaient des simples soldats.
- Il épouse la fille du roi, il entre dans la famille royale.
- Son nom devient respecté, craint même par les ennemis.
- Saül devient jaloux, et la persécution commence ; mais même cette haine accélère le plan de Dieu.
- David n’a jamais demandé aux femmes de chanter pour lui.
- Il ne s’est pas fabriqué un slogan ni une campagne de communication.
- Ce que les femmes ont vu, ce n’était pas seulement un jeune homme adroit avec une fronde, c’était Dieu en David.
- Elles voyaient en lui une foi, une audace, une intimité avec Dieu que Saül n’avait plus.
Questions d ’application :
- Est-ce que les gens autour de vous voient Dieu en vous, ou seulement vos talents, votre caractère difficile, vos susceptibilités ?
- Quand Dieu vous choisit pour un service, acceptez-vous à la fois l’amour et la haine qui peuvent venir ?
- Certains vous admireront, d’autres vous jalouseront, d’autres vous combattront.
- Un cœur nouveau ne cherche pas d’abord à être aimé de tous, il cherche à rester fidèle à Dieu au milieu des réactions humaines.
Conclusion : Se rendre disponible avec un cœur nouveau
- En fin de compte, ce message sur le nouveau cœur n’est pas une simple leçon pour Saül et David, c’est un appel pour nous aujourd’hui.
- Dieu cherche des hommes et des femmes qui acceptent de lui laisser leur cœur,
- qui reconnaissent la maladie du cœur naturel, qui désirent un cœur nouveau, sensible à sa voix, rempli de son Esprit,
- capable de traverser les Goliath de la vie sans perdre la foi.
- Soyez disponibles pour que Dieu se serve de vous dans son champ, comme il s’est servi de David.
- Demandez-lui non seulement des portes ouvertes, des promotions, des victoires, mais surtout un cœur nouveau, un cœur selon Dieu.
Que l’Éternel vous bénisse, qu’il touche votre cœur, qu’il le renouvelle, et qu’il fasse de votre vie un témoignage visible de sa présence, comme il l’a fait pour David.
Références de base :
1 Samuel chapitres 10, 13, 16, 17, 18, 19.
1 Samuel 16, versets 17 et 23.